Le nouveau film de Benoît JACQUOT est pour le moins atypique dans son genre parmi les sorties cinéma du moment : film d’époque à costumes !
Allez, je le dis, je l’attendais avec curiosité et impatience ce film, car je suis moi-même une grande admiratrice de Marie-Antoinette depuis mon plus jeune âge…
LES ADIEUX A LA REINE est inspiré du roman de Chantal THOMAS, prix Femina 2002. Je dis "inspiré" car en effet, le réalisateur s’est permis quelques libertés, comme de rajeunir l’héroïne Sidonie Laborde (jouée par la gracieuse Léa SEYDOUX).
Bonne idée car il filme à la manière d’un reportage, (caméra à l’épaule?) nerveux, moderne, et suit la jeune Sidonie (souvent filmée de dos), qui court, écoute, voit le drame qui est en train de se jouer à Versailles. Telle une groupie, elle adore sa souveraine que campe la belle mais froide Diane KRUGER. Et là, c’est ma première déception… Son jeu est juste mais aucun charisme n’émane de l’actrice, y compris lorsqu’elle joue des scènes difficiles où nous devrions être pris aux tripes! Même Kirsten Dunst dans le film de Sofia Coppola a su m’émouvoir (pourtant, la version était audacieuse et aurait pu me déplaire). Deuxième déception : l’obsession presque indécente de la reine, clairement attirée par les femmes, pour sa favorite la duchesse de Polignac (jouée par Virginie LEDOYEN… bof bof, hormis une belle plastique) alors que des évènements sans précédents bouleversent leurs vies. C’est un point de vue discutable même si la souveraine avait effectivement beaucoup d’affection pour ses "favorites", mais n’oublions pas son "favori" Axel de Fersen, ici inexistant…
L’esthétisme du film, lié à un zeste d’érotisme, est en revanche impeccable et on sent que Benoît Jacquot aime ses actrices.
Bref, un film honnête mais sans plus. Dommage…
